Aujourd’hui, rentrant d’une conférence soporifique tenu par un pseudo socio-psycho-blablatologue, et comme les rayons de
soleil pointaient le bout de leur nez, je décidais d’aller manger en ville. Et il y a des jours où l’on sait d’instinct qu’il faut rester chez soi, mais non je n’ai pas écouté ma petite voix
intérieure, je suis sortie.
Je m’installe à la terrasse d’un café, et j’attends patiemment que la serveuse finisse les débarrassages de tables qu’elle était en train de faire, elle s’en va et ne revient pas. J’attends. Elle revient, débarrasse d’autres tables. Je sais qu’elle m’a vu, puisqu’elle m’a regardé. J’attends. D’autres personnes s’installent, et elle va directement leur donner la carte… Pas envie de faire de scandale, je m’en vais. Je vais manger un kebab ailleurs.
Je flâne, prends mon temps.
Mes ptites méninges me rappellent que cela fait un mois que je me dis qu’il faut que j’achète une paire de chaussure. Et oui ! tu peux recycler ta robe habituelle pour les mariages ma fille, me dit-elle, mais il est hors de question d’y aller en Doc Marten’s !
Pff, mais pourquoi ? la dernière paire d’escarpin a vécu même pas le temps de finir la cérémonie ! Et c’est retrouvé en moins de deux à la poubelle…
Bon, d’accord. Je rentre dans le premier magasin que je croise. Oups seules les chaussures hommes sont au rez-de-chaussée, il faut monter 5 marches pour les chaussures de pouf. Je m’en vais.
Je me force un peu à rentrer dans une autre boutique. Et là, après 5 ou 6 essayages, je trouve une paire qui me convient, qui cache mes gros pieds « oedémiques » et tordus de myopathe. J’ai essayé la paire en marron, car il n’y a pas ma pointure en noire, comme cela convient parfaitement, je demande au vendeur s’il a une paire de 36 en réserve, il me dit oui. Il part, met du temps revenir et m’annonce qu’il n’en a plus, il regarde dans son ordinateur le prochain réapprovisionnement. Bien sûr, cette référence n’est plus d’actualité !
Je reste zen, je verrai ça une prochaine fois (la veille du mariage très certainement), sinon ils me prendront comme je suis et puis c’est tout na !
Je flâne, prends mon temps.
J’entends les manifestants place d’Arme, pas envie d’essayer de me frayer un chemin parmi eux, donc je décide d’aller à la fnac consulter les guides touristiques sur Amsterdam pour préparer mon escapade de cet été.
Le temps passe vite, je ressors au bout de 2h.
Le soleil est parti, il pleut à verse. J’attends un peu dans le centre commercial, ça ne veut pas s’arrêter. Alors je prends mon courage à deux mains, et je cours (enfin façon de parler) en t-shirt sous la pluie.
Pourquoi y a t il tant de monde ? Plus j’avance et plus je vois des gens se couvrir le nez ?? C’est quoi cette odeur ? Et qu’est ce qui me pique la gorge comme ça ?
Un homme qui court, un deuxième, la police qui suit…
La MANIF ! Ce sont des gaz lacrymogènes !!!
Je continue d’avancer, il faut bien que je rentre chez moi. Les gens m’arrêtent et me disent « n’allez pas par là, ils ont balancé des bombes lacrymo ! »
J’ai les yeux qui brûlent, la gorge qui pique. En me renseignant, j’apprends que c’est à 50m de chez moi que ça c’est passé. Je demande donc à un policier par où je peux passer pour rentrer, il m’indique de faire le tour (et donc de prendre une rue à contresens des voitures sans trottoir et qui me fait de toute façon passer par la même zone). Il fait froid, il pleut, je ne suis plus zen du tout ! Et je décide d’avancer malgré tout : pourquoi simple riveraine ai-je à subir les conneries des flics qui balancent des gaz à tout va !!! Les manifestants n’étaient pas violents, ils bloquaient juste le rectorat. Et au lieu de maintenir l’ordre, non, les flics veulent absolument les déloger de là et le seul moyen qu’ils connaissent c’est les gaz. Ça ne leur demande aucun effort, et ça marche à tous les coups.
Les pompiers, ambulances sont là pour les blesser (dû aux violences qui ont commencé APRES les lacrymos), les gens sont énervés, tous les jeunes surexcités. Une jeune fille vient me parler, elle aussi gênée par cette odeur horrible. Le flic lui parle comme à une merde (je ne vois pas d’autres mots), pensant qu’elle faisait partie des manifestants car elle est jeune. Et elle a bien raison de lui répondre sur le même ton.
Des flics en civil partout. Mais c’est quoi ce délire ! On n’est pas à Paris ?! Il y avait presque plus de flics que de lycéens ! Mais pas un seul gentil pompier pour proposer aux passants un masque ou un peu de sérum physiologique…
Beaucoup de gens ont fait demi-tour, j’ai refusé malgré le regard ahuri des policiers, je revendique le droit de pouvoir rentrer chez moi quand je veux !
Ce soir, j’écris cet article, j’ai mal aux poumons et du mal à respirer. Merci les autorités !
Je m’installe à la terrasse d’un café, et j’attends patiemment que la serveuse finisse les débarrassages de tables qu’elle était en train de faire, elle s’en va et ne revient pas. J’attends. Elle revient, débarrasse d’autres tables. Je sais qu’elle m’a vu, puisqu’elle m’a regardé. J’attends. D’autres personnes s’installent, et elle va directement leur donner la carte… Pas envie de faire de scandale, je m’en vais. Je vais manger un kebab ailleurs.
Je flâne, prends mon temps.
Mes ptites méninges me rappellent que cela fait un mois que je me dis qu’il faut que j’achète une paire de chaussure. Et oui ! tu peux recycler ta robe habituelle pour les mariages ma fille, me dit-elle, mais il est hors de question d’y aller en Doc Marten’s !
Pff, mais pourquoi ? la dernière paire d’escarpin a vécu même pas le temps de finir la cérémonie ! Et c’est retrouvé en moins de deux à la poubelle…
Bon, d’accord. Je rentre dans le premier magasin que je croise. Oups seules les chaussures hommes sont au rez-de-chaussée, il faut monter 5 marches pour les chaussures de pouf. Je m’en vais.
Je me force un peu à rentrer dans une autre boutique. Et là, après 5 ou 6 essayages, je trouve une paire qui me convient, qui cache mes gros pieds « oedémiques » et tordus de myopathe. J’ai essayé la paire en marron, car il n’y a pas ma pointure en noire, comme cela convient parfaitement, je demande au vendeur s’il a une paire de 36 en réserve, il me dit oui. Il part, met du temps revenir et m’annonce qu’il n’en a plus, il regarde dans son ordinateur le prochain réapprovisionnement. Bien sûr, cette référence n’est plus d’actualité !
Je reste zen, je verrai ça une prochaine fois (la veille du mariage très certainement), sinon ils me prendront comme je suis et puis c’est tout na !
Je flâne, prends mon temps.
J’entends les manifestants place d’Arme, pas envie d’essayer de me frayer un chemin parmi eux, donc je décide d’aller à la fnac consulter les guides touristiques sur Amsterdam pour préparer mon escapade de cet été.
Le temps passe vite, je ressors au bout de 2h.
Le soleil est parti, il pleut à verse. J’attends un peu dans le centre commercial, ça ne veut pas s’arrêter. Alors je prends mon courage à deux mains, et je cours (enfin façon de parler) en t-shirt sous la pluie.
Pourquoi y a t il tant de monde ? Plus j’avance et plus je vois des gens se couvrir le nez ?? C’est quoi cette odeur ? Et qu’est ce qui me pique la gorge comme ça ?
Un homme qui court, un deuxième, la police qui suit…
La MANIF ! Ce sont des gaz lacrymogènes !!!
Je continue d’avancer, il faut bien que je rentre chez moi. Les gens m’arrêtent et me disent « n’allez pas par là, ils ont balancé des bombes lacrymo ! »
J’ai les yeux qui brûlent, la gorge qui pique. En me renseignant, j’apprends que c’est à 50m de chez moi que ça c’est passé. Je demande donc à un policier par où je peux passer pour rentrer, il m’indique de faire le tour (et donc de prendre une rue à contresens des voitures sans trottoir et qui me fait de toute façon passer par la même zone). Il fait froid, il pleut, je ne suis plus zen du tout ! Et je décide d’avancer malgré tout : pourquoi simple riveraine ai-je à subir les conneries des flics qui balancent des gaz à tout va !!! Les manifestants n’étaient pas violents, ils bloquaient juste le rectorat. Et au lieu de maintenir l’ordre, non, les flics veulent absolument les déloger de là et le seul moyen qu’ils connaissent c’est les gaz. Ça ne leur demande aucun effort, et ça marche à tous les coups.
Les pompiers, ambulances sont là pour les blesser (dû aux violences qui ont commencé APRES les lacrymos), les gens sont énervés, tous les jeunes surexcités. Une jeune fille vient me parler, elle aussi gênée par cette odeur horrible. Le flic lui parle comme à une merde (je ne vois pas d’autres mots), pensant qu’elle faisait partie des manifestants car elle est jeune. Et elle a bien raison de lui répondre sur le même ton.
Des flics en civil partout. Mais c’est quoi ce délire ! On n’est pas à Paris ?! Il y avait presque plus de flics que de lycéens ! Mais pas un seul gentil pompier pour proposer aux passants un masque ou un peu de sérum physiologique…
Beaucoup de gens ont fait demi-tour, j’ai refusé malgré le regard ahuri des policiers, je revendique le droit de pouvoir rentrer chez moi quand je veux !
Ce soir, j’écris cet article, j’ai mal aux poumons et du mal à respirer. Merci les autorités !



