Aux alentours de 16h : Nous voici arrivé à Kwadijk, le village où se situe notre hôtel. Un tout petit village dans la région du Purmer près de la ville de Purmerend. L’Hôtel s’appelle « De Purmer Eend », ce qui fait un jeu de mot car cela qui veut dire le canard de Purmer (Lucy adore les canard).
C’est magnifique ! L’hôtel est dans un ancien grenier à grain, le long d’un canal. A l’arrivée, Lucy (qui en plus d’être la conductrice du bus s’avère aussi être la directrice de l’hôtel), nous demande si nous avons besoin d’un lit médicalisé (électrique avec un matelas anti-escarre, des barrières de sécurité et tout le tintouin…) ou d’un lit classique. Nous prenons le lit classique bien sûr ! Ce sont deux lits d’une personne, elle nous demande tout timidement si nous voulons les rapprocher, c’est mignon.
Quelque chose m’inquiète cependant, je ne vois pas le fauteuil-pot que j’ai demandé ( j’explique pour ceux qui ne connaissent pas : c’est une chaise percée au milieu de l’assise avec un sceau en dessous pour les personnes comme moi qui ne peuvent pas se lever pour se mettre sur les wc). Subitement j’ai très peur ! Pourtant, j’ai bien insisté auprès de l’agence de voyage, c’est un ustensile obligatoire, je n’ai pas d’autre moyen. J’ai précisé à plusieurs reprises le modèle dont j’avais besoin, en insistant sur le fait qu’il me fallait impérativement des accoudoirs relevables. Donc, je demande. Lucy est bien au courant, elle part m’en chercher un dans une chambre. Ouf !
Mais quand elle revient, je me décompose sur place. Et elle doit le voir, car elle me dit : « ce n’est pas ça que tu voulais ? » Euh non pas du tout !! Elle me ramène un sceau monté sur une structure comme un genre de tabouret, sans dossier et surtout avec de monstrueux accoudoirs fixes. Je lui explique en détail ce que je souhaitais, elle me fait part de son étonnement car l’agence ne lui en avait jamais parlé. Je suis à deux doigts de me dire qu’on va devoir reprendre le train illico, j’ai déjà très envie d’aller aux toilettes et en plus c’est la grosse commission !
Je pense que peu de vous qui êtes en train de lire ces quelques lignes peuvent comprendre le désarroi que j’ai ressenti à ce moment-là.
Après quelques instants de réflexions, elle me dit qu’elle a deux autres hôtels, et que dans l’un des deux, elle a peut-être ce qu’il me faut.
Il pleut des cordes, nous nous installons dans notre chambre, et elle nous offre à boire. La chambre est grande, spacieuse, avec une petite table, un bureau, un canapé et nos deux lits. La salle de bain est très bien aménagée. Mais surtout, elle a une grande baie vitrée, qui donne sur le canal qui longe l’hôtel, avec face à notre chambre une péniche Hollandaise amarrée transformée en habitation.
La pluie s’étant un peu calmée, nous tentons une sortie. On fait juste le tour du pâté de maison, car la pluie reprend et la fatigue nous gagne aussi.
Nous rentrons, et nous nous reposons un peu. On frappe à la porte, c’est Lucy, elle apporte la chaise tant attendue ! c’est exactement le modèle dont j’ai besoin, quel soulagement…
Les vacances peuvent enfin commencer dans la sérénité.


Boîte à cris