Moi je vote Samantha !
Pour ceux dont ces quatre prénoms n’évoqueraient rien, ce sont les 4 héroïnes, et maintenant film, de Sex & the city.
Aujourd’hui quelqu’un m’a dit : « mais comment une fille intelligente peut-elle aimer cette grosse merde ? » C’était un homme. Force est de constater que la dichotomie homme/femme, sur ce sujet
s’exprime plus que jamais. Je pense que cette série est purement féminine (attention, je n’ai pas dit féministe) et que les hommes qui en prennent pour leur grade régulièrement dans ces 20 min
hebdomadaires, n’y voient que quatre pétasses qui parlent de cul. Alors qu’au fond, il y est fait état de bien plus de choses que ça.
Pourquoi une femme regarde-t-elle ce genre de série ? À mon sens, pour passer un moment agréable, et un peu plus frivole que la réalité de leur vie quotidienne. On aime s’identifier dans des
personnages qui ont quelques ressemblances avec ce que nous sommes et un petit plus qui nous manque et que l’on aimerait avoir. C’est là-dessus que la diversité de ces 4 new-yorkaises gagne la
partie. Elle représente chacune, grosso modo, un type de femme, avec les désagréments en moins. En effet, il n’y en a aucune qui vit avec le Smic dans un studio miteux avec 3 enfants et sans
mari. On n'a pas envie de voir des reflets exacts de nos problèmes quotidiens, on veut du clinquant et du drôle, quand on est affalé dans son canapé devant la télé, pour se vider l’esprit de la
journée qu’on vient de passer. Elles ont toutes de l’argent, un travail qui leur plait et de merveilleux amis. Elles sont la vie rêvée des femmes sur le plan vie social, et le sujet n’est pas de
trouver un boulot, ou d’avoir encore de l’argent sur son compte en banque à la fin du mois. Non, dans cette série, on part du principe que cette quête de la reconnaissance sociale est passée,
c’est pour cela que les héroïnes ont la trentaine dès les premiers épisodes.
Les seuls et uniques sujets qui sont traités au cours de ces 94 épisodes et 2h23 de films, sont les relations humaines, avec 3 chapitres : les relations interpersonnelles en général dans une
société star et paillettes, l’amitié et l’AMOUR.
Elles apparaissent volontairement, frivoles, elles n’ont pas de sujet de conversation sur le monde, la politique. Non elles sont à la quête de bonheur, et pour ce genre de femme, le bonheur a le
visage d’un prince charmant. Quelle petite fille n’a pas été élevée en écoutant tous les soirs sa maman lui raconter les contes merveilleux, où la princesse fini toujours par être délivrée par
son prince. « Il était une fois….. ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Notre cher Walt Disney a bien fait circuler le mythe dans tous ces dessins animés. C’est un conte de fée
pour adulte en quelque sorte, à la sauce XXIème siècle.
On a au premier plan de ce schéma, Carrie, chroniqueuse d’un magasine féminin qui a chaque épisode se pose une question qui va donner le ton de l’épisode, fashion victim des grandes marques de
haute couture et cinglée des paires de chaussure. Puis Charlotte, la rêveuse et bourgeoise des beaux quartiers dont le seul but dans la vie et de trouver un mari et avoir des enfants. Miranda, la
carriériste qui ne veut montrer que sa facette de femme forte, mais se laisse avoir par un homme tout charmant sans emploi et un peu paumé. Et enfin, Samantha, la femme qui s’assume pleinement,
attaché de presse ayant des relations à revendre et fan de cul, la seule personne qu’elle aime c’est elle et son plaisir.
Quatre personnages qui recouvrent les différentes facettes que peut avoir une femme en elle-même et donc s’y identifier. (Ça ne vous rappellerait pas une autre série à succès ?)
Les femmes de nos jours doivent jongler avec leurs différentes casquettes, celle du travail, celle de la mère, celle de l’épouse, celle de l’amante, celle de la maîtresse de maison… Elles ont
voulu l’égalité des sexes et maintenant elle doivent faire avec ☺
Dans sexe and the city, on a affaire à quatre amis qui se parlent sans tabou, se parlent de tout et se soutiennent. Toutes les filles ont des copines (sans oublier le gay de la bande), elles
aiment se confier, mais dans la vie, elles ne se livrent pas autant, de peur d’être jugé ou mal comprise. Donc ces quatre femmes représentent les copines idéales, celles qui n’hésitent pas à
laisser leur mec ou leurs gosses pour venir à la rescousse de leur copine.
Avant que l’épisode mythique ou Miranda parle de sa relation intime avec son gode rabbit, aviez-vous autant entendu parlé du plaisir en solo des femmes ?Je connais peu de femmes qui osent avouer
leurs envies et je me souviens d’avoir traînée une copine dans un sexe shop pour qu’elle aille y acheter la paire de menotte dont elle rêvait sans jamais oser vraiment le dire ouvertement.
Les séries qui marchent sont celles qui vous parlent, les personnages deviennent comme vos propres amis. Et même si un sujet différent est traité à chaque épisode, il y a la dimension de la vie
de ces femmes qui entrent en jeu, on veut savoir la suite. On sait indéniablement que Carrie et Big finiront ensemble mais on veut savoir comment, on rie de voir Charlotte se démener pour arriver
à ses fins, on a de la tendresse pour Miranda qui se montre si dure mais qui au fond est fragile, et l’on fantasme sur les amants de Samantha.
Le film marchera tout autant car les scénaristes ont su mélanger les ingrédients à la juste dose pour susciter l’intérêt des non-initiés et immiscer des clins d’œil à la série visible uniquement
par les fans. Le ton reste le même, on pleure, on rit (beaucoup)… On est traversé par une panoplie de sentiments différents, et l’on en ressort tout émoustillé. Un florilège de fringues, toutes
les marques sont là et bien là. On regrette juste que Samantha ne craque pas pour l’irrésistible Dante… La salle est remplie à 99% par des femmes, souvent qui sont accompagnés de leurs amis
et tous les âges sont représentés. Le peu d’hommes présents, des gays ou des hommes curieux ou simplement présents pour accompagner. J’y suis allé, et le seul homme qui était avec nous est allé
voir Iron Man.
Donc, oui je conseille d’aller le voir et de se laisser bercer par cette pseudo vie à la New-Yorkaise pendant 2heures et demi, (je n’ai pas vu le temps passer), observer les 81 tenues de Sarah
Jessica Parker (pas toutes belles bien sur on sait bien qu’elle n’est pas toujours bien sapée), et détester Big pour une dernière fois.
Et vous messieurs si vous n’arrivez pas à comprendre ces niaiseries de filles, ne venez pas, ou allez dans la salle d’à côte ! (vous raterez la scène des sushi tant pis pour vous)
Donc si je comprends bien l'intro de cet article, le fait qu'un homme dise qu'il ne comprends pas comment une femme intelligente puisse aimer S&C est ramené au fait que c'est un homme et que forcément il ne peut pas comprendre les "niaiseries de filles".
Ca c'est de l'argument. Et si une femme avait dit cela qu'auriez-vous répondu ?
S&C est régressif autant qu'un film de kickboxing pour un garçon. S&C nous parle d 'un monde qui n'existe pas, où effectivement, des trentenaires sans aucun souci matériel passent leur temps à "raisonner" comme des gamines juste pubères sur les relations hommes-femmes et la sexualité.
Mais attention, nous sommes en environnement Américain, un pays où la sexualité est mise à l'index par les ligues de vertues qui ont un pouvoir politique considérable là-bas.
alors oui, elles parlent de cul à toutes les sauces, elles parlent de plaisirs solitaires féminins, d'amour et d'amitié.
Mais au bout du compte, tout au long de la série, les thèmes majeurs ne sont pas le sexe et le plaisir mais comment bien se marier ( pour Charlotte ), comment être mère et réussir sa vie professionnelle ( la rouquine dont je ne me rappelle plus le nom ), comment être l'égal des hommes en se comportant comme l'idée qu'elle a d'eux ( samantha ) et trouver le prince charmant avant la ménopause ( Carrie ).
Effectivement, jamais une réflexion sur le monde, sur la poilitique et donc la place des femmes dans le monde. Juste un conte pour des gamines qui découvrent qu'elles ont un clitoris mais qui ne veulent pas grandir et s'investir vraiment dans une relation. Tout au long de la série, elles attendent qu'on vienne les chercher car incapbles d'avoir la moindre relation adulte avec le sexe opposé.
Juste bon à se vider la tête en effet.
Commentaire n° 1
posté par
En passant...
le 05/06/2008 à 15h54
J'avoue après relecture de cet article l'avoir mal structuré, mon but n'étais pas de faire ressortir un fiel particuler contre les hommes, mais plutôt
d'essayer de donner mon avis sur le succès de cette série, particulièrement auprès des filles. Si une femme n'aime pas cette série, c'est son choix bien sur. Et bon nombres de raison peuvent
l'expliquer comme par exemple qu'elle n'adhère pas à ces "niaiserie de filles"... Je n'y voit pour ma part, non plus, rien de très profond, juste un amusement de fin de soirée, une tranche de rigolade et quelques émotions. C'est régressif, oui, mais cela fait du bien
parfois, tout comme de manger des carambars.
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