Il y a des choses que l'on ne veut pas voir, des choses qu'on se refuse à entendre, on
se voile la face, on fait comme si on ne le savait pas ou si on avait oublier. Mais c'est là, c'est bien là, tapis au fond de vous à attendre une petite brèche pour refaire surface.
Les mécanismes de l'inconscient se la joue en traitre. Ils vous protègent par
l'oubli ou la mise de côté, mais quand ils rouvrent les portes, c'est une déferlante sans nom qui jaillit et vous submerge sans vous avoir préparer à vous défendre. Vous n'êtes pas prêt et
vous vous retrouvez comme un orphelin qui cherche sa mère.
C'est cela d'être un humain, dès l'enfance on tatônne, on essaie, on fait des expériences. C'est en se brulant qu'on apprend que le feu est dangeureux.
Puis, on grandit et on devient fébrile. Maintenant que l'on sait que lorsqu'on tombe on se fait mal, on met en place tous les moyens possible et imaginables pour
éviter la chute. Mais à un moment donné le précipice est là, et il n'y a plus d'autre choix que de sauter pour pouvoir le franchir. Il faut faire le "grand saut", tout en sachant que l'on
risque de souffrir.
La vie est faite de choix, et ce n'est pas le destin qui nous guide. Nous sommes les propres maître de notre vie, nous avons le pouvoir de décider et de nous
orienter vers tel ou tel autre chemin. La société nous met des embûches et nous donne l'illusion parfois que la voie est toute tracée d'avance, mais ce n'est pas le cas. Il faut se donner la peine
de se donner les moyens et être fort, ne pas se laisser aller à la facilité même si elle nous tend la main et nous parait plus douce et plus facile.
C'est après avoir fait de multiples erreurs et au hasard des rencontres que l'on prend conscience de ces choses là. Suivre la foule et la pensée courante, c'est
ce que tout le monde à tendance à faire. Et bon nombre d'entre nous finissent leur vie ainsi : en étant passé à côté.
Aujourd'hui je quitte l'autoroute et je prend le petit chemin sinueux. J'abandonne ma baguette magique pour reprendre la bonne vieille carte routière de ma vie. Sans
genouillère, ni casque je pars en tout terrain. Je pleure déjà mais tant pis...
Par feecaustik
Mercredi 22 avril 2009
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