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Au stade de cette histoire, j’ai un peu plus de 6 ans. Après  le CP, j’entre en CE1 sans problème. En face de l’immeuble où j’habitais, il y avait un grand parc, comme une petite forêt, avec au milieu un château. C’est dans ce beau château que je prenais mes fameux cours de poterie dont je vous ai déjà parlé.
J’ai commencé à avoir le droit d’aller jouer dehors toute seule avec une copine : Marie-Emmanuelle. On s’entendait très bien, et cette forêt était le lieu idéal pour faire marcher notre imagination et nous inventer des jeux fantastiques. Le saule pleureur était une parfaite cabane… Ne pouvant courir partout, ou jouer aux ballons, on rêvassait beaucoup, on se donnait des rôles dans un monde qui n’existait que pour nous, et nous étions sur terre en mission. Je n’ai plus de nouvelles de cette fille, dommage…

Côté santé, j’étais un cobaye pour les médecins. Atèles de nuit pour maintenir mes jambes bien tendues, une torture. Je souffrais la nuit un martyr ! Heureusement ma ptite maman, qui se levait pour venir me tourner dans mon lit quand j’en avais besoin, finissait toujours par me les enlever. Mon père, lui, trouvait cela nécessaire, et c’était souvent source d’engueulade s’il découvrait le pot aux roses. Ces atèles remplaçaient la verticalisation qui ne m’était plus supportable, et qui devenait scabreuse car j’étais un peu trop grande pour que ça tienne.
Je n’ai jamais bien compris l’intérêt de s’acharner autant contre les rétractions de mes membres inférieurs. Espéraient–ils tous qu’un jour je me mette à marcher ?? ah ! les rêveurs, même moi je n’y songeais pas une seule seconde.
En revanche, j’ai changé plusieurs fois d’équipe médicale, car c’étaient la grande époque du « charcutage ». Les médecins veulent être des inventeurs ou des supers stars, c’est à celui qui va faire la plus grande réussite sur un petit nenfant… Ils ont voulu me casser les rotules pour remettre mes jambes droites et faire je ne sais plus quoi, pour que mes pieds puissent me porter un jour éventuel où ils trouveraient comme par miracle un moyen de me faire récupérer ma masse musculaire !!
Et mon dos, ah mon dos quelle histoire !! Il y avait deux écoles : la première disait qu’il fallait opérer tout de suite et réajuster tous les ans selon ma croissance, la deuxième disait qu’il fallait attendre le plus tard possible pour intervenir.
Mes parents ont pris la bonne option : ATTENDRE.

Le côté cobaye qui était plus amusant c’était les essais de matériels. Enfin ça dépendait desquels. Car les nouveaux corsets c’était beaucoup moins fun. Ils avait pensé à faire du plastique transparent pour que cela se voit moins sous les vêtements, par contre ils faisaient des fermeture à vis. Autant dire qu’il fallait toujours un tournevis sur soi en cas de douleur intense ou de frottement pour délivrer la bête. Ce qui a engendrer bien des anecdotes cocasses…
Les nouveautés du style des premiers fauteuils électriques pour enfants, étaient tout de même plus intéressantes. Celui que je préferais, était un siège auto monté sur 4 roulettes avec un système intégré de voiture télécommandée. Ca ne s’est pas commercialisé, dommage…

C’était l’époque où je croyais dur comme fer, qu’en priant très fort je n’aurais jamais besoin d’être opérer. Ma vie dans mon fauteuil roulant manuel et mon corset me convenait ainsi. Les choses ont bien changée…
par feecaustik
Vendredi 30 mai 2008
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La kiné : rééducation obligatoire pour une petite myopathe de 6,7 ans, pour éviter les rétractions musculaires. Mauvais souvenirs pour moi à cause du kiné de Marseille, je ne voulais pas y aller.

Heureusement, je suis tombé sur un homme charmant, il s’appelait Marc. Il me faisait moins mal, mais surtout il ne venait pas à la maison, j’allais à son cabinet. On ne dirait pas comme ça, mais ça change la donne, c’est moins intrusif. Y allant 3 fois par semaines pendant 1 heure à chaque fois, il est vite devenu comme un ami…

Les séances étaient devenues plus un amusement qu’autre chose. Il jouait au tiercé toutes les semaines et il me demandait de lui donner des numéros, cela m’amusait beaucoup et faisait passer la séance beaucoup plus agréablement. Un jour, il m’avait dit « je n’ai pas joué les numéros que tu m’as donnés car je perds tout le temps ! » Et cette fois là, mes numéros avaient été les bons. Cela laisse de bon souvenir…
Il avait soigné un proche (le producteur ou autre je ne me rappelle plus exactement) de Jean Jacques Goldman, dont j’étais la fan absolue à cette époque (comme quoi les choses change avec l’âge). Il  l’avait contacté pour m’obtenir un autographe pour mon anniversaire. J’étais trop heureuse de ce cadeau, malgré le fait que dans l’enveloppe qu’il avait reçu de son contact, il y avait également des places de concert, il ne le savait pas et m'a donné l’enveloppe le 10 mai : les places étaient pour la veille au soir. J’ai été un peu triste de cette occasion ratée, mais tellement ravie de ce geste qu’il avait eu pour moi ! Un petit rien peut donner beaucoup, surtout pour une petite fille…

Je ne suis resté que 2 ans et demi à Lyon, puis mon père a été muté, j’ai perdu le contact avec cet homme. A cet âge-là on ne se souci de pas grand chose, on profite de la vie et quand les choses changent, on passe à autre chose.


Aujourd’hui en écrivant cet article, j’ai été voir par curiosité sur les pages jaunes voir s’il était encore kiné à la même adresse, j’y suis allé sans grande illusion puisque tout cela date d’il y a 20 ans maintenant. Mais à ma grande surprise, je l’ai trouvé, toujours à la même adresse, avec toujours le même associé. J’hésite à lui écrire, voir s’il se souvient de moi et s’il souhaiterait qu’on se parle à l’occasion. Il a marqué ma vie, mais je n’étais qu’une petite fille et une patiente parmi tant d’autre depuis tout ce temps.
Que feriez-vous à ma place ?
par feecaustik
Mercredi 5 mars 2008
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Lyon : je n’y suis pas resté très longtemps, de ma grande section de maternelle à ma moitié de CE2. Mais cette période est une des premières à être clair dans mon esprit.

On habitait dans un immeuble à Ecully, face au parc d’un château entouré d’une forêt, c’était très agréable. Hormis les quelques petits désagréments que je vous ai conté auparavant, j’avais une vie de petite fille normale.

Je savais lire avant d’entrée au CP, j’étais très bonne à l’école ce qui faisait le bonheur de tout le monde autour de moi… J’avais plein d’amis, les enfants ne sont pas si terribles que certains le font croire, ils disent les choses comme ils les pensent, posent toutes les questions qui leur passent par la tête et après quand ou est clair pour eux, c’est fini ils vous considèrent comme n’importe qui d’autre.

En CP, il s’est vite posé la question de l’écriture, mais moi je voyais pas où était le problème, j’ai écrit. Ce n’était pas la belle écriture de fille, c’était tout petit, un peu tremblant, mais lisible : pas besoin de secrétaire !

Je prenais des cours de poterie et il y avait toujours une exposition de nos travaux. Une année cela a eu lieu vers les fêtes de Noël, donc nous avions sculptés des crèches. Tous avaient faits de grands personnages, mais moi avec mes petites mains un peu maladroites, je n’avais fait que les acteurs principaux et en tout petit, mais avec plein de détails. Un homme en a proposé de l’argent à ma mère qui a toujours refusé. J’ai appris bien plus tard qu’il en avait proposé jusque 1 000 francs à l’époque !

Tous mes copains faisaient des activités, du sport, de la musique etc… Donc j’ai voulu faire du piano. Tous les médecins ont dit que c’était impossible, j’ai insisté, insisté auprès de mes parents qui ont fini par trouver une prof qui a bien voulu essayé de me donner des cours. Et j’y arrivais, peut être un peu plus lentement au niveau du rythme, et puis j’ai du simplifier les accords parfois, mais j’ai joué le menuet de Boccherini en représentation !

Qui a dit que les myopathes ne peuvent rien faire ?
par feecaustik
Vendredi 25 janvier 2008
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L’école maternelle pour moi s’est bien passé, j’avais plein d’amis, pas de problème. A l’âge de passer en grande section, nous avons déménager.
Au revoir Marseille, bonjour Lyon !
Nouvelle école, j’ai perdu mon accent du midi que tout le monde aimait tant. Les camarades ont été super, pas de souci pour se faire des amis à 5 ans. De ce côté là tout était nickel.
Côte santé, nouvel hôpital, nouvel équipe pour s’occuper de moi.
La verticalisation devenait inutile, donc fini la torture. En revanche, mes jambes se rétractaient de plus en plus, et la solution proposée fut des prothèse de nuit. Aïe aïe aïe, c’était pire !!! Cela tenait mes jambes tendues au maximum pour éviter  qu’elles soient tout le temps pliées, c’était un enfer, je n’en dormais plus. Mon père disait que c’était nécessaire, alors je les mettais, mais ma petite maman dès que je l’appelais pour me retourner me les enlevait pour que je puisse vraiment p
undefinedrofiter de ma nuit…

Nouveauté aussi, les corsets rigides, autre objet de torture quotidien. A cet âge là on grandit vite donc il fallait en changer souvent. J’ai essayé tout un tas de modèles différents.

Un jour, rendez vous chez l’orthopédiste pour faire le plâtre. Des stagiaires sont là, donc il faut le faire dans les règles : on m’attache la tête à une sangle, elle même fixée à une poulie et ils se mettent à tirer, tirer. Je pleure, je crie, mais il faut que mon dos soit « droit comme un i » me dit on ! Et la momification commence, on m’enfile un tube de jersey avec une ouverture pour les bras, puis on m’enroule petit à petit dans des bandelettes de plâtre humide, très serrée pour donner la forme de mon tronc. Puis il faut attendre pour que ça sèche. Attente interminable toujours suspendue par la tête à ma poulie.
Environ, une grosse demi heure plus tard, on me détache : ouf ! Mais il faut enlever cette coque maintenant. Et là, je vois arriver une espèce de scie sauteuse qui fait beaucoup de bruit. « Pourquoi vous ne prenez pas le gros ciseaux comme d’habitude ? » Et on me répond « ça ira plus vite, tu verras. » Ca fait beaucoup de bruit, on a glissé sous le plätre, contre ma peau, une fine bandelette pour que la scie suive ce chemin de coupe. C’est vrai ça va vite, super c’est bientôt fini ! Et soudain, AÏEEE !!! Et je vois du sang qui coule sur mes cuisses… La super machine a dérapée et j’ai une belle balafre !

undefinedUne semaine plus tard, premier essayage. Je rate déjà l’école et ça me saoule. J’adore apprendre, je savais lire avant d’entrer en CP, j’ai de très bonne note à l’école et je n’aime pas avoir à rattraper les cours. J’arrive dans le cabinet et je vois un corset bleu. Tiens, c’est marrant, mais pour cacher sous un vêtement c’est pas le top ! Et là je me dis qu’il n’y a qu’un garçon qui a pu demander ça. Mon orthopédiste arrive, prend le corset bleu, se tourne vers moi et me dit : « on essaie ! » QUOI ?? Même ma mère lui dit tout de suite que ce n’est certainement pas mon corset, qu’on l'a commandé en blanc. Et là, il nous explique que l’atelier à pris feu la semaine passé et qu’ils n’ont pu sauver que le plastique bleu, et donc ils ont fait toute leur commande en bleu. Le changement de corset était urgent, et c’était un corset qui pouvait suivre un peu la croissance. Donc me voilà en CE1, en plein été, frustrée déjà de ne pas pouvoir m’habiller comme mes copines et en plus avec un corset ultra visible sous n’importe quel vêtement.  Imaginez ma  joie !
Pour clore la journée, on sort de chez l’orthopédiste, et en traversant sur un passage piéton pour retourner à la voiture, ma sœur de 4 ans se fait faucher par une voiture…
Plus de peur que de mal, mais comme quoi quand une journée commence mal c’est foutue pour les 24h qui suivent…
par feecaustik
Mercredi 16 janvier 2008
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Ça y est un nom était mis sur ma maladie mystère, cela a arrangé beaucoup de choses, tout le monde semblait plus heureux.
Je n’ai que de bons souvenirs de ma vie de petite fille. On habitait à Marseille, j’étais toute blonde aux yeux bleus. Je jouais comme tous les autres enfants, j’adorais les peluches et j’avais un petit piano des schtroumpfs. J’avais plein d’amis.

Ce que les gens ne savaient pas c’est que tous les jours le kiné venait à la maison pour me faire faire des exercices et éviter les raideurs articulaires. Au début c’était marrant, c’était plus du jeu, mais c’est vite devenu un calvaire, il devait tirer de plus en plus fort sur mes membres, il m’en a même fait une entorse à la cheville un jour !
En réalité, le pire c’était la verticalisation : les médecins devaient croire à cette époque que pour me guérir il fallait que je me tienne debout, donc 2h par jour, j’étais mise dans un plâtre qui me faisait undefinedme tenir debout, enrubannée dans des bandes velpo pour que mes jambes ne se replient pas. Pour faire passer ce moment plus vite, ma mère me mettait sa table à repasser à ma hauteur pour que je puisse m’occuper en même temps. Elle avait même fabriqué un petit verticalisateur pour mon ours en peluche (Virginie), sûrement pour me faire comprendre que je n’étais pas la seule à devoir endurer tout cela.

Je ne comprenais pas vraiment pourquoi il fallait que je fasse cela, ni pourquoi je devais être enserrée tous les matins dans un corset qui me compressait les poumons.

Petite je ne souffrais pas de tout cela, je croyais que c’était la vie normale. Puis, j’ai eu une petite sœur. Et là, au fil des jours, je ne saisissais plus bien ce qui se passait.
Pourquoi elle gambade à quatre pattes comme ça ? Pourquoi moi je ne peux pas le faire ?
Je ne sais pas si je posais la question à mes parents, mais je sais que j’étais perdu. De plus, à peu près au même moment, je suis entrée à l’école et tous les autres enfants marchaient sur leur deux pieds, ils sautaient, couraient, rampaient…. C’est là que j’ai commencé à réaliser. Et puis ma sœur, comme les enfants de l’école s’est mis elle aussi à se déplacer sur ses deux pieds, pendant que moi j’observais tout cela depuis ma poussette.

Malgré cela, l’école maternelle c’était sympa, on gribouillait, on chantait, je n’étais jamais mise de côté dans les activités. Tous les ans, on faisait le carnaval, ma mère me faisait toujours mes déguisements. Une année, j’étais en petite sirène, tout le monde me disait que j’étais la seule à pouvoir avoir un tel costume : et oui pas besoin de marcher ! Et puis, pour mes cinq ans, je fus Alice au pays des merveilles, blondinette comme j’étais, je rentrais impec dans le personnage !
Ces années-là étaient vraiment les plus simples, tout le monde me considérait comme les autres, pas besoin de me justifier pour quoi que ce soit, hormis les séances de tortures qui continuaient, j’étais heureuse comme Alice.
par feecaustik
Mercredi 16 janvier 2008
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Tout allait bien, je barbotais, je riais et je faisais rire les gens de mes sourires et mes grimaces. Mais soudainement, les visages me parurent moins enjoués, surtout celui de ma mère. Quelque chose n’allait pas, mais quoi ??
J’ai commencé à aller très souvent dans des endroits très illuminés, blancs, avec des gens tout blancs qui me tripotaient de partout.
Ma tête ne tient pas toute seule et apparemment cela pose un problème. Je suis malade ? Ben pourtant je me sens très bien !! et pourquoi on ne me donne pas de médicament alors ?

Ma mère est triste et j’apprendrai bien plus tard qu’à ce moment-là, la question s’est posé : faut-il la garder ? Mon père ne voulait pas s’embarrasser d’un bébé différent, et il aurait émis l’hypothèse de me laisser dans un centre, pour éviter de devenir encore plus malheureux.

Ils m’ont gardé. Mais la valse des examens à continuer. Des suppositions ont commencé à voir le jour. Je crois que c’est à peu près à cette période que l’on m’a enfermé dans un corset. Encore en jersey à cette époque avec des lacets sur toute la hauteur.

J’ai un an. On ne sait toujours pas de quel mal exact je souffre. (Enfin c’est eux qui emploient ces termes moi je n’ai mal nul part, je suis juste molle comme un chewing-gum !)

Un jour, mes parents m’ont laissé dans la grande maison toute blanche, ça s’appelait la Timone de Marseille.
Je ne souviens pas réellement de tout ça bien sur, mais il m’arrive d’avoir des bribes de souvenirs.
On m’a d’abord fait un électroencéphalogramme, et là c’était clair, ma conduction nerveuse n’était pas normale.
Puis on m’a fait une biopsie, c’est-à-dire que l’on m’a prélevé un petit fragment du muscle de la cuisse gauche. Grosse cicatrice pour si peu à l’époque. Mais elle m’a toujours plu, elle fait comme un petit sapin, j’adorais la montrer à tout le monde…

Et là le verdict est tombé : amyotrophie spinale.
par feecaustik
Mercredi 16 janvier 2008
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Il y a 26 ans je suis arrivée sur terre par erreur. Comme cela arrive dans bien des couples je n'étais pas désirée, mais religion catholique oblige, mes géniteurs se sont mariés et ont décidé de me mettre au monde.
Ironie du sort ou conséquence du péché de chair pour d'autres, je suis née.

Joufflue, blonde aux yeux bleus provoquant l'admiration et les sourires chez ceux qui me voyaient. Destinée à être une petite princesse comme toutes les petites filles. Le 10 mai 1981 j'ai poussé mon premier cri. En général c'est bon signe que les bébés pleurent à la sortie du ventre de leur mère, donc ils étaient tous heureux, pourtant j'essayais de leur dire: "bandes de cons vous allez morfler de m'avoir gardée, tuez moi tout de suite tant qu'il en est encore temps!"

C'était un dimanche, 16h30 la sentence est tombée, elle s'appellera Morgane. Le champagne s'est ouvert et l'histoire commence.
Ils se souviennent tous de ce jour comme un jour heureux, et aiment à raconter l'anecdote: "bien sur le champagne était pour la petite Morgane et non pas pour les élections!" Et oui c'était le jour de la première élection de François Mitterand comme président de la République Française (ça m'a fait une belle jambe et de nombreuses vannes pendant 14 ans!!)

C'était parti pour mes 6 premiers mois de vie, calmes, sereins et surtout j'étais NORMALE.
par feecaustik
Mercredi 16 janvier 2008
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